Guide pratique : Réaliser un coffrage en placo pour conduit de poêle – Techniques et astuces

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Dans un logement chauffé au bois ou aux granulés, le conduit de poêle attire vite le regard. Un tube métallique qui traverse le salon peut casser l’harmonie, tout en posant des questions très concrètes de sécurité, de chaleur et d’entretien. Le coffrage en placo apporte une réponse à la fois esthétique et technique, à condition de respecter quelques règles simples : bon type de plaque, distances au feu, ventilation et accès pour le ramonage.

Ce guide propose une approche pragmatique, pensée pour les particuliers qui veulent sécuriser et embellir leur poêle, comme pour les associations ou acteurs locaux qui accompagnent des projets de rénovation. Entre les normes, les retours de terrain et les astuces déco, l’objectif est de vous aider à concevoir un coffrage en placo vraiment utile : sûr pour les occupants, sobre en énergie, agréable à vivre au quotidien.

En bref :

  • SĂ©curitĂ© d’abord : autour d’un conduit de poĂŞle, le placo doit ĂŞtre ignifuge et posĂ© sur ossature mĂ©tallique, avec un Ă©cart au feu strictement respectĂ©.
  • Confort thermique : un coffrage bien ventilĂ© amĂ©liore la diffusion de la chaleur et Ă©vite les points de surchauffe dans la cloison.
  • Normes et assurances : le DTU 24.1, les notices fabricants et le ramonage rĂ©gulier restent les piliers d’une installation reconnue par les assurances.
  • DĂ©coration raisonnĂ©e : niches, rangements Ă  bĂ»ches, peinture adaptĂ©e… le coffrage peut devenir un vĂ©ritable mur de mise en scène autour du poĂŞle.
  • Projet global : intĂ©grĂ© Ă  une rĂ©novation Ă©nergĂ©tique, ce coffrage participe Ă  un habitat plus sobre, plus sain et plus agrĂ©able Ă  habiter.
Peu de temps ? Voici l’essentiel : Points clĂ©s Ă  retenir
Point clé #1 Utiliser des plaques de plâtre ignifuges autour du conduit de poêle pour limiter les risques d’incendie et renforcer la résistance à la chaleur.
Point clé #2 Monter le coffrage sur ossature métallique et respecter les distances de sécurité : environ 2 à 3 cm autour du conduit, et au moins 8 cm vis-à-vis des matériaux combustibles.
Point clé #3 Se référer à la norme DTU 24.1 et aux notices fabricants pour les écarts au feu, le type de conduit et le cheminement dans la maison.
Point clé #4 Prévoir des grilles de ventilation et une trappe d’accès dans le coffrage pour assurer la circulation d’air et faciliter le ramonage.
Point clé #5 Soigner les finitions décoratives (peinture adaptée, enduit, niches, rangements) pour une intégration harmonieuse dans la pièce.

Sommaire

Coffrage placo pour conduit de poêle : comprendre les enjeux de sécurité et de confort

Un coffrage en placo autour d’un conduit de poêle n’est jamais un simple cache-misère. Dans un salon, une cuisine ouverte ou une pièce de vie rénovée, ce volume vertical devient un élément architectural à part entière. Il influence la manière dont la chaleur circule, la façon dont les occupants perçoivent le poêle et même le niveau de risque en cas de surchauffe du conduit.

Le rôle du conduit est d’évacuer les fumées et les gaz brûlés de manière fiable. S’il est mal dimensionné, mal raccordé ou entouré d’un coffrage inadapté, cela peut provoquer des surchauffes, des condensations et, dans les pires cas, une intoxication au monoxyde de carbone. Associer un conduit conforme et un coffrage bien conçu est donc un duo indissociable pour chauffer au bois en toute sérénité.

Coffrage placo et types de conduits : bien identifier son installation

Avant même de sortir les rails et les plaques de plâtre, il est essentiel de savoir avec quel type de conduit vous travaillez. Dans beaucoup de maisons anciennes, on trouve encore un conduit maçonné en brique ou en pierre, parfois réutilisé tel quel, parfois tubé avec un inox récent pour se mettre à niveau. Ce conduit peut présenter des irrégularités, des coudes, des zones fragiles qui influencent le dessin du futur coffrage.

Dans les constructions récentes, la tendance est plutôt aux conduits métalliques isolés, souvent apparents sur une partie de leur parcours, puis intégrés dans un caisson. Ces conduits sont plus faciles à adapter, mais imposent de respecter scrupuleusement les distances de sécurité prescrites par le fabricant. Ils supportent bien un coffrage en placo ignifuge, à condition de laisser circuler l’air autour d’eux.

Les poêles à granulés apportent un autre cas de figure, avec le conduit concentrique : un tube dans un tube qui sert à la fois d’amenée d’air et d’évacuation des fumées. Ce système optimise le rendement mais demande une attention particulière sur les percements, la sortie en toiture ou en façade, et les ponts thermiques. Le coffrage doit alors épouser ce cheminement sans le contraindre, tout en laissant la possibilité d’intervenir en cas de contrôle.

Pourquoi le placo ignifuge est incontournable autour d’un conduit de poêle

Autour d’un conduit chaud, un simple placo standard n’offre pas les garanties suffisantes. Les plaques ignifuges, souvent reconnaissables à leur couleur spécifique, intègrent des additifs qui améliorent leur résistance au feu et aux températures élevées. Elles ne font pas disparaître le risque, mais elles retardent la montée en température des parois, la déformation et la propagation d’un éventuel sinistre.

Associées à une ossature métallique de qualité, ces plaques forment un duo très performant. Le métal ne brûle pas comme le bois, il garde sa rigidité dans le temps et permet de maîtriser précisément les distances entre le conduit et le coffrage. C’est ce couple ossature métallique + placo feu qui fait aujourd’hui référence dans les règles de l’art pour habiller un conduit de poêle.

Autre élément souvent négligé : la ventilation du coffrage. En intégrant des grilles en partie haute et parfois en partie basse, vous permettez à l’air de circuler, vous limitez la formation de points très chauds enfermés dans la cloison et vous améliorez le confort thermique global. Certains occupants témoignent même d’une chaleur plus douce et plus homogène après avoir ajouté des grilles sur un coffrage existant.

Relier sécurité, confort et esthétique dans un même coffrage

Dans la maison de campagne de Sophie et Marc, par exemple, le conduit métallique noir tranchait fortement avec les murs clairs du séjour. Leur objectif initial était purement esthétique : rendre le conduit plus discret. En échangeant avec un artisan, ils ont découvert que leur ancien coffrage en bois ne respectait pas les distances au feu et risquait, à terme, de se fissurer sous l’effet de la chaleur.

La solution choisie a combiné sécurité et déco : démontage du coffrage bois, installation d’un tubage inox dans l’ancien conduit maçonné, mise en place d’une ossature métallique, puis pose de plaques ignifuges. Des grilles de ventilation ont été intégrées en haut du mur de chauffe, et une trappe discrète permet désormais de contrôler facilement les raccords. Visuellement, le conduit a disparu, mais la chaleur du poêle reste bien présente, avec un mur devenu élément central de la pièce.

Comprendre ce rôle multiple du coffrage – protection, confort, mise en valeur – est la meilleure base pour aborder ensuite les étapes concrètes de réalisation.

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Étapes pratiques pour réaliser un coffrage en placo de conduit de poêle propre et durable

Une fois l’installation existante bien identifiée, vient le temps du chantier. Même sans être artisan, il est possible de comprendre et de suivre les grandes étapes qui garantissent un coffrage solide, durable et conforme. Cette vision globale aide aussi à dialoguer avec un professionnel, à poser les bonnes questions et à éviter les improvisations de dernière minute.

Qu’il s’agisse de masquer un conduit vertical en plein milieu d’un salon ou de prolonger un mur de refend, la logique reste à peu près la même : préparer, tracer, monter l’ossature, poser les plaques ignifuges, puis soigner les finitions.

Préparation du coffrage : mesures, contrôles et anticipation

La première étape consiste à vérifier la conformité du conduit lui-même. Il s’agit de contrôler son diamètre, l’état des jonctions, la stabilité des fixations et, en rénovation, la qualité d’un éventuel tubage inox. Un conduit ancien non tubé, fissuré ou encrassé mérite souvent une remise à niveau avant de penser au moindre coffrage.

Une fois ce contrôle fait, place au mètre ruban. Vous devez relever la hauteur à coffrer, les distances aux murs, au plafond et à tout élément combustible alentour (poutre bois, meuble, cloison légère). C’est aussi le moment de vérifier l’espace disponible pour respecter les distances de sécurité : environ 2 à 3 cm entre le conduit et la paroi intérieure du coffrage, et au moins 8 cm avec tout matériau susceptible de brûler.

Enfin, il est judicieux d’anticiper tous les “trous” du futur coffrage : trappe d’accès pour le ramonage, grilles de ventilation, éventuelles niches décoratives ou rangements. Les prévoir dès le tracé permet d’éviter les découpes approximatives dans un coffrage déjà fermé, sources de faiblesses et de finitions bâclées.

Montage de l’ossature métallique et pose des plaques ignifuges

Le coffrage s’appuie généralement sur des rails fixés au sol et au plafond, complétés par des montants verticaux. Les rails sont vissés selon le tracé, en contrôlant l’alignement au niveau ou au laser. Les montants viennent ensuite former la “cage” du coffrage, en respectant rigoureusement les distances au conduit.

Une fois cette structure posée, les plaques de placo feu sont découpées aux bonnes dimensions, puis vissées sur l’ossature. On procède face par face, en veillant à ce que les joints tombent bien sur les montants et que les bords soient bien affleurants. Les ouvertures pour les grilles et la trappe se font proprement, à la scie cloche ou à la scie sauteuse, en suivant les positions définies lors du traçage.

Les joints entre plaques sont ensuite traités avec bandes et enduit. Après séchage, un ponçage léger permet d’obtenir un support prêt à être peint ou enduit. Cette étape, parfois jugée secondaire, est pourtant décisive : un coffrage bien jointé vieillira mieux, résistera mieux aux microfissures et offrira un rendu nettement plus soigné.

Finitions et intégration dans la décoration intérieure

Une fois la partie technique bouclée, le coffrage devient un terrain de jeu décoratif. Certains choisissent une simple peinture minérale matte de la même couleur que les murs pour le rendre presque invisible. D’autres en profitent pour marquer un contraste : teinte plus foncée, parement léger façon briques ou pierres, ou encore enduit texturé pour rappeler un mur ancien.

Dans un projet de rénovation mené par une petite association d’insertion, le coffrage a même été prolongé en bas pour créer un banc maçonné avec rangements pour les bûches. Les bénéficiaires ont participé à la pose des plaques, puis à la peinture, découvrant au passage les règles de base de l’écart au feu. Le poêle est devenu un point de ralliement, autant pédagogique que chaleureux, au cœur de l’espace commun.

Bien pensé, le coffrage ne se contente donc pas de cacher un conduit. Il structure l’espace, crée des zones de rangement et devient un support pour exprimer une ambiance – du plus épuré au plus chaleureux.

Normes, distances de sécurité et réglementation pour un coffrage de conduit de poêle conforme

Derrière chaque coffrage en placo réussi se cache un cadre réglementaire précis. Il ne s’agit pas de compliquer la vie des occupants, mais de réduire les risques et de garantir que l’installation sera reconnue par l’assurance en cas de problème. Le texte de référence reste le DTU 24.1, complété par les notices des fabricants de conduits, de poêles et de plaques de plâtre.

Comprendre l’esprit de ces règles permet de faire des choix éclairés : type de conduit, distances au feu, nécessité ou non de grilles, emplacement des trappes de visite. C’est aussi un bon moyen de distinguer une installation sérieuse d’un bricolage hasardeux.

Distances de sécurité autour du conduit et du coffrage placo

La notion d’écart au feu est centrale. Elle désigne la distance minimale à respecter entre une partie chaude (conduit, élément du poêle) et tout matériau combustible ou sensible à la chaleur. Pour un conduit métallique courant, on retrouve généralement trois repères : l’espace entre le conduit et les parois du coffrage, la distance avec les matériaux combustibles, et la ventilation.

Concrètement, il faut laisser en moyenne 2 à 3 cm entre le conduit et la paroi intérieure du coffrage en placo ignifuge. Cet espace permet à l’air de circuler librement, de refroidir le conduit et d’éviter que la cloison ne monte trop rapidement en température. En parallèle, une distance de 8 cm au moins doit être maintenue entre le conduit et tout matériau susceptible de brûler, comme le bois ou certains isolants.

Ces chiffres peuvent varier selon les gammes de conduits (simple ou double paroi, isolé ou non, concentrique). C’est pour cela que les notices fabricants restent la référence ultime : elles précisent souvent des écarts spécifiques, parfois supérieurs, qu’il est impératif de respecter.

DTU 24.1, entretien, assurances : ce qu’il faut retenir

Le DTU 24.1 ne se limite pas à dire à quelle distance placer un conduit. Il encadre le dimensionnement, le choix des matériaux, les points de passage en plancher et en toiture, et rappelle l’importance de l’entretien. Dans le cas d’un poêle utilisé régulièrement, le ramonage mécanique du conduit au moins deux fois par an est largement recommandé.

Ce ramonage doit être réalisé par un professionnel qui délivre un certificat. Ce document a un rôle clé : en cas de sinistre, l’assurance peut le réclamer pour vérifier que l’entretien minimum a été assuré. Un coffrage bien pensé intègre donc au moins une trappe d’accès ou une solution équivalente pour permettre au ramoneur de contrôler et d’intervenir sans tout démonter.

L’expérience montre qu’un conduit entretenu, associé à un coffrage ventilé et un bois de bonne qualité, réduit fortement les risques d’incendie de cheminée. Il améliore aussi le tirage du poêle, donc son rendement et le confort dans la pièce.

Réglementation, ventilation et qualité de l’air intérieur

Au-delà de la norme spécifique aux conduits, la réglementation française insiste de plus en plus sur la qualité de l’air intérieur. Un poêle à bois ou à granulés a besoin d’un apport d’air suffisant pour fonctionner correctement. Dans une maison bien isolée, cela implique souvent de prévoir des grilles d’amenée d’air ou de vérifier la compatibilité avec la VMC existante.

Le coffrage en placo ne doit pas couper ces apports. Au contraire, il peut les organiser : grilles en partie basse pour laisser entrer l’air, ouvertures en partie haute pour permettre à la chaleur d’être redistribuée dans la pièce ou vers d’autres espaces, si une étude thermique l’a prévu. Cette réflexion globale contribue à un habitat plus sain, où le poêle n’entre pas en concurrence avec la ventilation.

Il ressort de tout cela qu’un coffrage conforme ne se résume pas à quelques plaques de plâtre vissées autour d’un tube. C’est un maillon dans une chaîne réglementaire qui englobe la sécurité incendie, la performance énergétique et la qualité de l’air.

Optimiser le coffrage placo pour un conduit de poêle performant et agréable à vivre

Une fois les règles de base assimilées, le coffrage peut devenir un véritable levier de confort. Bien conçu, il n’étouffe pas le conduit, ne bloque pas la chaleur et n’augmente pas inutilement les pertes. Il s’intègre à une réflexion plus large sur le poêle, le combustible et l’isolation de la maison.

Raisonner ainsi, c’est passer d’un simple cache-tuyau à une approche écosystémique, où chaque choix – du type de placo aux grilles de ventilation – a un impact sur la facture énergétique, le ressenti thermique et la durabilité de l’ensemble.

Tubage, tirage et rendement : un coffrage qui laisse le conduit “respirer”

Le tubage inox d’un conduit est souvent recommandé lors d’une rénovation. Il sécurise l’évacuation des fumées, facilite le ramonage et stabilise le tirage. Un bon tirage, c’est une combustion plus complète, donc moins de suie, moins de fumée et un meilleur rendement. Le coffrage doit accompagner ce fonctionnement, non le contrarier.

Concrètement, cela signifie éviter de trop serrer le conduit, de multiplier les coudes ou de créer de longs tronçons horizontaux uniquement pour des raisons esthétiques. Le cheminement le plus rectiligne possible reste le plus performant. Le coffrage vient ensuite épouser cette trajectoire, en laissant l’air circuler et en respectant les dilatations naturelles du métal.

Dans plusieurs rénovations accompagnées par des acteurs locaux, des projets trop “design” ont dû être revus pour revenir à un tracé plus simple du conduit. Le coffrage a alors servi à structurer l’espace autrement : création de niches, jeu de volumes, peinture, plutôt que de contorsionner le poêle et son évacuation.

Choix du poêle, qualité du combustible et interaction avec le coffrage

Le meilleur coffrage du monde ne compensera pas un poêle mal dimensionné ou un bois de mauvaise qualité. Un appareil surdimensionné surchauffera la pièce, obligeant à ouvrir les fenêtres et mettant les parois environnantes à rude épreuve. À l’inverse, un poêle trop faible tournera constamment à plein régime, encrassant plus vite le conduit et sollicitant davantage le coffrage.

Le combustible joue un rôle tout aussi important. Un bois bûche bien sec, avec moins de 20 % d’humidité, brûle mieux, encrasse moins et réduit les risques de dépôts inflammables dans le conduit. Pour les granulés, l’idéal est de privilégier des produits certifiés, aux caractéristiques stables. Le coffrage profite directement de ces choix : moins de suie, moins de surchauffes, plus de régularité.

En parallèle, la ventilation de la pièce dans laquelle se trouve le poêle doit être maîtrisée. Dans une maison rénovée, mieux isolée, quelques grilles bien placées ou une VMC bien réglée sont souvent nécessaires. Le coffrage peut alors accueillir certaines de ces grilles, comme un interface discret entre l’appareil et le reste du logement.

Liste de bonnes pratiques pour un coffrage placo de conduit de poêle optimisé

Pour garder le cap sur l’essentiel, quelques habitudes simples peuvent accompagner la conception et l’utilisation de votre coffrage :

  • PrivilĂ©gier un conduit le plus rectiligne possible, avec un nombre limitĂ© de coudes.
  • Respecter scrupuleusement les distances au feu indiquĂ©es par la notice du conduit et du poĂŞle.
  • Utiliser exclusivement des plaques ignifuges sur ossature mĂ©tallique pour le coffrage.
  • PrĂ©voir des grilles de ventilation en haut (et si besoin en bas) du coffrage.
  • IntĂ©grer une trappe d’accès ou un point de contrĂ´le pour le ramonage.
  • Choisir un combustible de qualitĂ© (bois sec, granulĂ©s certifiĂ©s).
  • Entretenir rĂ©gulièrement le conduit avec un ramonage mĂ©canique, attestĂ© par certificat.

Ces gestes, combinés, font la différence entre un coffrage simplement “posé” et un ensemble cohérent, confortable et durable.

Coffrage en placo pour conduit de poêle et rénovation énergétique : vers un habitat plus sobre

De nombreux projets de coffrage s’inscrivent aujourd’hui dans des démarches plus globales : isolation des combles, changement des menuiseries, installation d’une VMC, remplacement d’un vieux chauffage électrique par un poêle à granulés performant. Dans ce contexte, le coffrage devient l’un des maillons d’une transition énergétique à échelle domestique.

En travaillant de manière coordonnée – artisans, associations, collectivités – il est possible de transformer un simple chantier de coffrage en opportunité pour améliorer la performance globale du logement et le confort de ses habitants.

Audit énergétique, choix du système de chauffage et rôle du coffrage

Un audit énergétique complet permet de prioriser les travaux : isoler d’abord, traiter les ponts thermiques, puis adapter le système de chauffage. Dans beaucoup de scénarios, le poêle à bois ou à granulés devient un chauffage principal ou d’appoint stratégique, particulièrement dans les pièces de vie.

Le coffrage placo du conduit trouve alors naturellement sa place. Il peut participer à structurer les volumes, à matérialiser un “mur de chauffe”, voire à organiser des transferts de chaleur vers d’autres pièces si des grilles sont intégrées judicieusement. Il contribue aussi à sécuriser des matériaux d’isolation parfois plus légers, plus sensibles à la chaleur.

Dans certains projets portés par des collectivités ou des bailleurs, des ateliers pédagogiques autour du poêle et de son coffrage ont été proposés aux habitants. L’idée : expliquer les écarts au feu, le fonctionnement d’un conduit, le rôle des plaques ignifuges. Cette transmission de savoir-faire renforce l’appropriation du logement et limite les modifications dangereuses après coup.

Aides financières, poêle performant et coffrage de qualité

Les dispositifs comme MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie ou certaines aides locales ciblent généralement l’isolation, la ventilation et l’installation de systèmes de chauffage performants. Le coffrage en placo pour conduit de poêle, en tant que tel, n’est pas souvent financé directement, mais il s’intègre souvent dans le même chantier.

Un foyer qui remplace d’anciens convecteurs électriques par un poêle à granulés labellisé peut, par exemple, obtenir un soutien financier sur l’appareil et une partie de la pose. Dans la foulée, l’habillage du conduit en placo ignifuge sera conçu pour sécuriser cette nouvelle source de chaleur et la rendre agréable à vivre. Le coût du coffrage devient alors une part raisonnable d’un ensemble plus vaste, qui réduit durablement les dépenses d’énergie.

En procédant ainsi, le coffrage n’est plus un simple poste de finition. Il devient l’allié visible d’une transition énergétique très concrète, perceptible chaque hiver par les habitants.

Élément du système Rôle principal Impact sur le coffrage en placo
Poêle à bois ou à granulés performant Produire une chaleur régulière et efficace Limite les surchauffes, facilite la ventilation du coffrage
Conduit conforme et éventuellement tubé Évacuer les fumées en toute sécurité Permet un coffrage plus simple, bien dimensionné
Isolation de la maison Réduire les besoins de chauffage Autorise un poêle de puissance raisonnable, coffrage moins sollicité
Ventilation (VMC, grilles) Assurer un air intérieur sain Complète la ventilation interne du coffrage et la diffusion de chaleur
Coffrage placo ignifuge Protéger, structurer et intégrer le conduit Fait le lien entre technique, confort et esthétique au quotidien

Cette vision d’ensemble permet de décider en conscience : un coffrage en placo bien réalisé n’est pas un détail, mais une pièce de puzzle qui contribue à un habitat plus confortable, plus sûr et plus responsable. Une bonne manière de commencer, dès maintenant, est de lister les points à vérifier avec votre installateur : type de placo, distances au feu, position des grilles, emplacement de la trappe, compatibilité avec le conduit existant.

Quel type de placo utiliser autour d’un conduit de poĂŞle ?

Autour d’un conduit de poêle, il est indispensable d’utiliser des plaques de plâtre ignifuges, souvent appelées plaques feu. Elles doivent être montées sur une ossature métallique, et non sur une structure en bois, afin de mieux résister aux températures élevées et de respecter les écarts au feu. Ce duo ossature métallique + placo feu constitue aujourd’hui la solution de référence pour un coffrage sûr et durable.

Quelles distances de sécurité respecter entre le conduit et le coffrage en placo ?

Il est généralement recommandé de conserver un espace de 2 à 3 cm entre le conduit et la paroi intérieure du coffrage, afin de laisser l’air circuler. En parallèle, au moins 8 cm doivent séparer le conduit de tout matériau combustible, comme le bois. Ces valeurs peuvent varier selon le type de conduit (isolé, concentrique, simple paroi), c’est pourquoi il faut toujours se référer à la notice du fabricant et au DTU 24.1.

Faut-il ajouter des grilles de ventilation dans un coffrage de conduit de poĂŞle ?

Oui, des grilles de ventilation sont fortement recommandées, en partie haute et parfois en partie basse du coffrage. Elles permettent à l’air de circuler autour du conduit, limitent les points de surchauffe et facilitent le refroidissement du caisson après l’extinction du poêle. Elles contribuent aussi à une meilleure diffusion de la chaleur dans la pièce.

Le coffrage en placo pour conduit de poêle est-il éligible à des aides financières ?

Le coffrage en lui-même n’est généralement pas éligible aux aides. En revanche, l’installation d’un poêle à bois ou à granulés performant peut bénéficier de dispositifs comme MaPrimeRénov’ ou les Certificats d’Économies d’Énergie. Le coffrage est alors réalisé en complément, pour sécuriser le conduit et intégrer esthétiquement le poêle dans la pièce, dans le cadre d’une rénovation énergétique plus large.

À quelle fréquence ramoner un conduit de poêle coffré ?

Pour un poêle utilisé régulièrement, il est conseillé de procéder à un ramonage mécanique au moins deux fois par an : une fois avant le début de la saison de chauffe et une fois en cours d’hiver. Le coffrage doit donc intégrer une trappe d’accès ou un dispositif équivalent, afin de permettre au professionnel de contrôler et de nettoyer le conduit sans devoir démonter l’habillage.

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