SĂ©curiser l’EntrĂ©e de Votre Maison : Guide Essentiel pour ProtĂ©ger Votre Foyer

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En quelques années, la porte d’entrée est devenue bien plus qu’un simple passage : c’est un véritable filtre entre l’espace intime et le monde extérieur. Entre livraisons à répétition, démarchage et tentatives d’intrusion opportunistes, l’enjeu n’est plus seulement de “fermer à clé”, mais de créer un accès à la fois accueillant, sécurisé et cohérent avec votre manière de vivre. Une entrée bien pensée protège votre foyer, mais aussi votre tranquillité d’esprit.

Ce guide propose une approche pragmatique pour sécuriser l’accès principal sans transformer votre maison en forteresse. Serrure, cadre, éclairage, contrôle des visiteurs, choix entre amélioration progressive et porte blindée : chaque levier est passé au crible avec un même fil conducteur, celui du bon sens. L’idée n’est pas de vous vendre des solutions miracles, mais de vous aider à prioriser, arbitrer votre budget et faire les bons gestes, que vous soyez en maison de lotissement, en pavillon isolé ou dans un petit immeuble de centre-bourg.

En bref :

  • La porte d’entrĂ©e est le point le plus testĂ© : renforcer uniquement la serrure ne suffit pas, l’ensemble du bloc-porte doit ĂŞtre cohĂ©rent.
  • Quelques accessoires simples (judas, entrebâilleur, cornière anti-pinces, protège-gonds) peuvent transformer une porte “facile” en accès dissuasif.
  • L’éclairage extĂ©rieur et la camĂ©ra jouent un rĂ´le majeur dans la prĂ©vention en rendant toute approche visible et risquĂ©e.
  • La porte blindĂ©e n’est pas toujours indispensable : une stratĂ©gie progressive, adaptĂ©e Ă  votre habitat et Ă  votre quartier, offre dĂ©jĂ  un excellent niveau de protection.
  • Les habitudes du foyer comptent autant que le matĂ©riel : regarder avant d’ouvrir, ne pas prĂŞter ses clĂ©s Ă  la lĂ©gère, simuler une prĂ©sence en cas d’absence.
Peu de temps ? Voici l’essentiel :
Renforcez la serrure de votre porte d’entrée avec une multipoints et un cylindre de sécurité pour rallonger le temps d’effraction.
Traitez les “angles morts” du bloc-porte (cornières anti-pinces, protège-gonds, barre de pivot) afin de neutraliser le pied-de-biche et le dégondage.
Contrôlez toujours avant d’ouvrir grâce à un judas, un entrebâilleur et, si possible, un interphone ou visiophone.
Misez sur la dissuasion extérieure avec un éclairage à détecteur de mouvement et une caméra bien positionnée.
Choisissez entre amélioration progressive et porte blindée en fonction du niveau de risque, du budget et de l’esthétique de votre façade.

Sommaire

Renforcer la serrure de la porte d’entrée pour protéger efficacement votre foyer

Si l’on observe les déclarations d’effraction, la porte principale reste le passage le plus visé. Les cambrioleurs ne s’y trompent pas : une serrure basique, un cylindre standard, un cadre un peu fatigué… et l’intrusion peut se jouer en quelques secondes. Pourtant, sécuriser cette zone clé ne suppose pas forcément de lourds travaux. Une approche ciblée, centrée sur la serrure et son environnement immédiat, suffit souvent à changer radicalement le niveau de résistance.

Dans de nombreuses maisons individuelles, la serrure d’origine est restée en place depuis la construction. Elle fonctionne encore, ne coince pas, alors on la garde. Le problème, c’est que ces modèles anciens sont rarement conçus pour résister aux techniques actuelles d’effraction : crochetage, perçage, arrachement du cylindre. Un intrus un peu expérimenté sait les reconnaître au premier coup d’œil. D’où l’intérêt de revoir ce “premier rempart”, surtout si vous venez par ailleurs d’investir dans une belle façade neuve ou une toiture performante, comme celles détaillées sur les solutions de toiture tuiles ou ardoises.

Choisir une serrure multipoints et un cylindre de sécurité adaptés à votre porte

La serrure multipoints reste la référence pour une entrée sécurisée. Au lieu d’un seul pêne, la porte se verrouille en plusieurs endroits : en haut, au milieu, en bas, parfois sur les côtés. Résultat, la pression d’une tentative de forçage est répartie sur toute la hauteur, ce qui décourage l’effraction rapide. Trois, cinq ou sept points, l’important est de choisir un modèle cohérent avec la structure de votre porte.

Une porte en bois massif n’a pas les mêmes contraintes qu’une menuiserie PVC ou acier. Avant tout achat, il est donc utile de vérifier l’épaisseur du vantail, la qualité du dormant, et l’état général du cadre. Sur certains modèles en PVC, la présence de renforts métalliques internes conditionne la possibilité d’installer une multipoints efficace. Mieux vaut un matériel légèrement moins ambitieux mais bien posé, qu’un système théorique mal adapté et source de jeu au bout de quelques mois.

La certification A2P fournit un repère précieux. Elle classe les serrures selon leur résistance à l’effraction sur un temps donné. Ces quelques minutes gagnées font toute la différence : plus une porte résiste, plus l’intrus s’expose au bruit, à la lumière, au regard des voisins. Une maison “longue à ouvrir” devient beaucoup moins intéressante qu’une autre à deux rues de là.

Ne pas confondre serrure et cylindre : un duo indissociable

Autre point clé, souvent mal compris : la serrure et le cylindre sont deux éléments distincts. Remplacer uniquement le barillet par un modèle anti-crochetage et anti-perçage est un progrès, mais si la mécanique autour reste fragile, le gain réel sera limité. À l’inverse, une serrure de haute sécurité combinée à un cylindre basique crée une “faille” dans un système autrement solide.

Un ensemble cohérent associe donc une serrure multipoints de qualité et un cylindre de haute sécurité, parfois livré avec une carte de propriété. Cette carte contrôle la reproduction des clés, ce qui est particulièrement utile dans les familles nombreuses, les colocations ou les logements où interviennent régulièrement des professionnels (aide à domicile, nounou, artisan). Maîtriser qui possède un accès est un volet souvent oublié de la sécurité domestique.

Ajouter un verrou supplémentaire pour complexifier l’effraction

Lorsque l’installation d’une multipoints n’est pas immédiate, l’ajout d’un verrou additionnel constitue une étape intéressante. Il ne rend pas la porte inviolable, mais introduit une deuxième barrière. Pour un cambrioleur, cela signifie plus de gestes, plus de temps, plus de bruit. Très souvent, ce temps perdu suffit à faire renoncer.

Différents modèles existent : verrou à clé, verrou à code, pêne dormant. Dans une petite maison de ville, par exemple, un verrou bien positionné en partie haute décourage les coups d’épaule et renforce la sensation de solidité. Combiné à une serrure de base, il offre un duo déjà sérieux, surtout dans un quartier où les intrus repèrent d’abord les résidences “ouvertes en un geste”.

En résumé, la serrure de la porte d’entrée reste le cœur de la protection mécanique. Mais pour qu’elle tienne ses promesses, il faut la penser en duo avec le cylindre et l’adapter soigneusement à la porte existante.

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Renforcer le cadre et les gonds de la porte d’entrée pour bloquer les intrusions rapides

Une erreur fréquente consiste à concentrer tous les efforts sur la serrure en oubliant le reste du bloc-porte. Dans les faits, une grande partie des tentatives d’effraction exploitent plutôt les faiblesses du cadre, des paumelles et des jeux entre la porte et l’huisserie. Un pied-de-biche n’a pas besoin d’un matériel sophistiqué : un simple levier et un peu de place suffisent pour faire travailler le bois ou le PVC.

Les retours de terrain concordent : là où l’espace entre la porte et le dormant est important, où la menuiserie a légèrement bougé avec le temps, l’intrusion devient plus facile. À l’inverse, quelques accessoires discrets – cornières, renforts de gonds, barre de pivot – peuvent rendre ce type d’attaque beaucoup moins rentable. C’est la logique du maillon faible : la résistance globale ne vaut que ce que vaut la pièce la plus facile à casser.

Cornières anti-pinces : une barrière simple contre le pied-de-biche

Les cornières anti-pinces se fixent sur le pourtour de la porte, côté extérieur. Leur mission est claire : empêcher un outil de s’insérer entre la porte et le cadre. Là où le pied-de-biche trouve normalement un point d’appui, la cornière supprime la prise. Le geste rapide devient une manœuvre laborieuse, voire impossible.

Pour un pavillon avec une entrée légèrement en retrait, ajoutez à cela un bon éclairage, et la cornière joue un rôle dissuasif fort. Certains modèles utilisent des vis inviolables, ce qui évite l’astuce consistant à démonter la pièce avant de forcer l’ouverture. Visuellement, ces cornières restent assez discrètes et s’intègrent sans dénaturer une façade soignée ou récemment rénovée, par exemple après un chantier comme ceux détaillés dans ce dossier sur le coût d’un ravalement de façade.

Protège-gonds, renforts de paumelles et barre de pivot : sécuriser le côté “charnières”

Lorsque la serrure résiste, certains intrus se tournent vers un autre point vulnérable : les gonds. Sur une porte ancienne, les paumelles sont parfois accessibles de l’extérieur, peu protégées, et les vis d’origine ne sont pas prévues pour encaisser un arrachement. Dans ce cas, la pose de protège-gonds et de renforts de paumelles change radicalement la donne.

Ces pièces métalliques viennent entourer ou couvrir la zone de rotation. Elles empêchent le dégondage pur et simple, mais aussi les tentatives de découpe autour des charnières. Pour une maison des années 80, par exemple, où la porte bois a pris du jeu, c’est souvent le bon moment pour intervenir. Vous gagnez en sécurité, mais aussi en confort : la porte retrouve une trajectoire plus fluide, elle ne frotte plus au sol, elle claque moins.

Quand la situation est plus critique – porte lourde, charnières abîmées, jeu important – la barre de pivot devient une option pertinente. Elle remplace l’ensemble des paumelles traditionnelles par un axe vertical robuste sur lequel la porte pivote. Ce dispositif protège mieux les points de fixation et résiste mieux aux efforts de levier. Il est particulièrement intéressant lorsque l’on souhaite prolonger la vie d’une bonne porte existante sans passer tout de suite à la porte blindée.

Cache-serrure et visserie renforcée : les “petits plus” qui compliquent l’effraction

Un autre renfort simple mais efficace est le cache-serrure. Il couvre le cylindre avec un capot métallique, ce qui complique le repérage précis et le perçage. C’est une petite pièce, mais elle élimine une cible évidente. Associée à une bonne visserie (longueur adaptée, ancrage dans le dur plutôt que dans un simple habillage), elle contribue à rendre l’ensemble plus homogène.

Pour visualiser concrètement ces points sensibles, beaucoup de foyers utilisent désormais des vidéos pédagogiques de professionnels de la menuiserie ou de la serrurerie, qui montrent comment une porte standard peut être forcée en quelques gestes… puis comment les mêmes gestes deviennent inefficaces après renfort. Une fois que ces images ont été vues, difficile de ne pas revoir sa propre entrée avec un autre regard.

Au final, renforcer le cadre et les gonds, c’est transformer une porte “théoriquement solide” en accès réellement résistant. C’est aussi une manière intelligente de prolonger la durée de vie d’une menuiserie existante, plutôt que de la remplacer trop tôt.

Contrôler qui frappe à votre porte : judas, entrebâilleur et visiophone pour sécuriser l’accès

La sécurité ne se limite pas à empêcher un intrus de fracturer la serrure. Une grande partie des situations à risque naissent tout simplement d’une porte ouverte trop vite, à la mauvaise personne. Démarcheurs insistants, inconnus qui se présentent comme “voisins d’en face”, faux livreurs… Dans ces cas, le plus important est de reprendre la main sur l’ouverture, sans renoncer à une attitude courtoise.

Les équipements de contrôle d’accès ont justement cette vocation : permettre de voir, d’entendre, de parler, avant de déverrouiller. Bien choisis, ils s’intègrent dans le quotidien sans alourdir vos gestes. L’objectif n’est pas de vivre dans la méfiance, mais de ne plus ouvrir “par automatisme”.

Judas (œilleton) : le réflexe simple pour voir sans se montrer

Le judas optique est probablement le geste le plus accessible pour renforcer la sécurité de l’entrée. Un petit trou dans la porte, une lentille grand angle, et vous savez qui se tient de l’autre côté sans que la personne vous voie. Ce simple changement de posture – regarder avant d’ouvrir – élimine déjà beaucoup de situations inconfortables.

La pose reste abordable et rapide. Le perçage doit être propre, à une hauteur adaptée aux habitants, y compris aux adolescents et aux personnes de petite taille. Sur certains modèles récents, le judas peut même être numérique, avec un petit écran intérieur qui affiche l’image sans avoir à coller l’œil contre la porte, ce qui est pratique pour les personnes âgées.

Entrebâilleur : ouvrir partiellement, sans céder le passage

Complément naturel du judas, l’entrebâilleur permet d’ouvrir juste assez pour parler, vérifier une carte professionnelle, recevoir un pli ou un petit colis. Deux grandes familles coexistent : les modèles à chaîne, simples et connus, et les entrebâilleurs à bras rigide, en général plus résistants.

La clé, ici, est la qualité de la pose. Un entrebâilleur fixé dans un matériau trop tendre ou avec une visserie trop courte peut se tordre sous un mouvement de poussée un peu violent. Il est donc important de l’ancrer solidement dans le dormant ou le mur adjacent, et de vérifier régulièrement son bon état. Utilisé correctement, ce petit accessoire limite les risques de “poussée” opportuniste au moment où vous déverrouillez.

Interphone et visiophone : filtrer à distance et mieux gérer les livraisons

Avec l’explosion du e-commerce et des services à domicile, les sonnettes ne se ressemblent plus. Un interphone audio, et plus encore un visiophone, permettent de filtrer dès le portail ou le portillon. Vous voyez qui se présente, vous échangez quelques mots, vous pouvez même ouvrir à distance si le système commande une gâche électrique.

Dans une famille où les enfants rentrent seuls ou où les adultes travaillent en horaires décalés, cette solution allège la pression du “qui est là ?”. Certains modèles enregistrent les passages, ce qui permet de vérifier qui s’est présenté en votre absence. Là encore, l’important est de choisir un modèle simple d’usage : un visiophone truffé de fonctions complexes mais jamais utilisé n’apporte aucune sécurité réelle.

Pour vous aider à y voir plus clair, une ressource utile est de consulter des vidéos comparant les différents types de visiophones et expliquant leur installation étape par étape :

Un bon contrôle d’accès repose aussi sur des règles partagées au sein du foyer. Par exemple, convenir que l’on n’ouvre jamais à quelqu’un que l’on n’attend pas sans avoir au minimum regardé par le judas ou l’écran. Ce genre de routine, répétée calmement, devient vite un automatisme pour tous.

En combinant judas, entrebâilleur et interphone ou visiophone, l’entrée de la maison cesse d’être une zone grise. Elle devient un vrai filtre, où vous choisissez qui vous laissez entrer, à quel moment, et dans quelles conditions.

Dissuader avant l’effraction : éclairage extérieur, caméra et habitudes de vie

Un intrus opportuniste ne cherche pas un défi, mais une cible simple : peu visible, rapide à fracturer, sans risque de croiser un voisin curieux. C’est pour cela qu’un bon système de dissuasion peut suffire à faire “changer de maison” une tentative d’effraction. La réponse ne se trouve pas uniquement dans la technologie, mais dans un mélange de lumière, de visibilité et d’habitudes quotidiennes.

Autre avantage : ces mesures de dissuasion améliorent souvent le confort de tous. Pouvoir rentrer le soir dans une allée éclairée, surveiller un colis posé devant la porte, ou recevoir une alerte en cas de passage inhabituel, ce n’est pas seulement plus sûr, c’est aussi plus agréable à vivre.

Éclairage à détecteur de mouvement : rendre l’approche visible

Un éclairage extérieur avec détecteur de mouvement fait partie des investissements les plus rentables pour sécuriser une entrée. Placé au-dessus de la porte, le projecteur ou l’applique se déclenche dès que quelqu’un s’approche. Pour un visiteur légitime, cela simplifie l’accès. Pour un intrus, c’est une alerte claire : sa présence ne passera pas inaperçue.

L’enjeu est de régler correctement la zone de détection et la durée d’allumage. Il s’agit d’illuminer l’accès et l’allée d’entrée, pas la rue entière ni la fenêtre de la chambre des voisins. En complément, un éclairage plus doux sous forme d’applique décorative peut rester en veille la soirée, participant à l’esthétique globale de la façade en cohérence avec l’aménagement de votre extérieur.

Caméra de sécurité : surveiller, enregistrer et alerter

Une caméra de sécurité extérieure ne renforce pas la résistance mécanique de la porte, mais elle modifie le calcul de risque perçu. Visible, elle signale que l’entrée est surveillée. Connectée, elle permet de recevoir une notification en cas de mouvement suspect, de vérifier un son de sonnette inhabituel, ou de garder une trace en cas de passage douteux.

Le positionnement est crucial : trop haut, l’angle perd en précision ; trop bas, la caméra est à portée de main. L’idée est de couvrir la zone de la porte, l’allée d’accès, et éventuellement le portail, tout en respectant la vie privée des voisins et des passants. Une vidéo explicative peut vous aider à éviter les erreurs fréquentes de cadrage et de hauteur :

Pour beaucoup de familles, le premier usage de ces caméras reste d’ailleurs très pratique : vérifier à distance qu’un enfant est bien rentré, ou qu’un colis a été déposé à l’endroit prévu. La sécurité rejoint alors la sérénité du quotidien.

Habitudes de vie : ces petits gestes qui valent autant qu’une alarme

Aucun équipement ne peut compenser des habitudes trop risquées. Pour sécuriser l’entrée, quelques réflexes de bon sens font une grande différence :

  • Ne pas cacher de clĂ© sous le paillasson, dans le pot de fleurs ou dans la boĂ®te aux lettres, ces cachettes sont systĂ©matiquement connues.
  • Éviter les portes constamment entrouvertes lorsqu’on est Ă  l’arrière de la maison ou dans le jardin.
  • Varier lĂ©gèrement les horaires d’ouverture et de fermeture, pour ne pas donner une routine trop claire aux observateurs extĂ©rieurs.
  • Simuler une prĂ©sence en cas d’absence prolongĂ©e grâce Ă  un Ă©clairage programmable et au relais d’un voisin de confiance.
  • Informer les enfants qu’on ne laisse pas entrer un inconnu, mĂŞme “pour tĂ©lĂ©phoner” ou “demander un renseignement”, sans adulte prĂ©sent.

Dans la petite histoire de “la maison de Camille”, souvent citée en atelier de quartier, c’est justement cette combinaison de gestes simples et d’équipements accessibles qui a tout changé : quelques week-ends pour installer un détecteur de mouvement, un judas, un verrou additionnel, une cornière anti-pinces, et surtout une règle commune “on regarde, on parle, puis on ouvre”. Depuis, la famille se sent mieux protégée, sans pour autant vivre barricadée.

Une bonne dissuasion, c’est donc un trio gagnant : lumière, regard et cohérence dans vos habitudes. Lorsque ces trois éléments sont alignés, la plupart des tentatives opportunistes se déplacent d’elles-mêmes vers des cibles moins préparées.

Améliorations progressives ou porte blindée : trouver la bonne stratégie pour sécuriser votre entrée

Arrive enfin la question qui revient dans toutes les discussions sur la sécurité de l’habitat : faut-il absolument une porte blindée pour être bien protégé ? La réponse dépend de votre contexte, de votre budget et de l’état de votre porte actuelle. Dans certains cas, la porte blindée est pertinente et efficace. Dans d’autres, une stratégie par étapes suffit largement à atteindre un niveau de sécurité très satisfaisant.

Avant de se lancer dans un achat lourd, il est utile de faire un diagnostic simple : type de logement, exposition de la porte (sur rue, sur cour, sur jardin), historique du quartier, valeur des biens à protéger, contraintes esthétiques. Cette réflexion, menée avec un professionnel ou à l’aide de guides spécialisés, évite les dépenses mal orientées et les “fausses bonnes idées”.

Quand la porte blindée est vraiment adaptée

La porte blindée devient particulièrement pertinente dans les situations suivantes : entrée directement sur rue avec fort passage, hall d’immeuble peu surveillé, porte d’origine très légère ou en mauvais état, ou encore répétition de tentatives d’effraction dans le voisinage. Elle offre alors un “saut de niveau” net : structure renforcée, serrure haute sécurité, résistance élevée aux attaques violentes.

Les modèles actuels ont beaucoup évolué. On trouve désormais des portes blindées aux finitions soignées, avec panneaux décoratifs, coloris variés, vitrages sécurisés, capables de s’intégrer harmonieusement à une façade rénovée ou à une entrée relookée avec un garde-corps bien dimensionné, comme ceux évoqués dans ce guide sur la hauteur d’installation des garde-corps. On y gagne souvent aussi en isolation phonique et thermique, ce qui améliore le confort global.

Quand une amélioration par étapes suffit largement

Dans beaucoup de maisons ou d’appartements, remplacer immédiatement la porte n’est pas nécessaire. Une sécurisation progressive offre déjà une excellente protection :

  • pose d’une serrure multipoints adaptĂ©e et certifiĂ©e,
  • renfort du cadre avec cornière anti-pinces et visserie renforcĂ©e,
  • protège-gonds ou barre de pivot si les paumelles sont accessibles,
  • judas, entrebâilleur et, si possible, visiophone,
  • Ă©clairage extĂ©rieur Ă  dĂ©tecteur et camĂ©ra orientĂ©e vers l’entrĂ©e.

Ce “panier” d’actions, mis en œuvre sur quelques mois, transforme une porte standard en accès sérieux. Pour un budget global souvent inférieur à celui d’une porte blindée posée, le ressenti de sécurité progresse déjà beaucoup. Dans un quartier résidentiel calme, c’est souvent la solution la plus équilibrée.

Tableau pratique pour choisir votre niveau de sécurisation

Profil de maison Priorité de sécurité Actions recommandées
Maison en lotissement calme, entrée sur jardin Renforcer sans transformer Serrure multipoints + judas + détecteur de mouvement + cornière anti-pinces
Pavillon donnant directement sur rue passante Résistance élevée et dissuasion forte Porte blindée ou bloc-porte renforcé + caméra + éclairage puissant
Appartement en étage avec hall d’immeuble peu surveillé Blocage de la porte palier Serrure certifiée A2P + protège-gonds + entrebâilleur robuste + visiophone
Maison ancienne avec porte bois en bon état mais gonds exposés Traiter les points faibles Protège-gonds + barre de pivot + cache-serrure + verrou additionnel

Dans tous les cas, une règle simple aide à éviter les impasses : la sécurité d’une entrée vaut par l’équilibre entre résistance mécanique (porte, cadre, serrure), dissuasion (lumière, visibilité, caméra) et gestes du quotidien (contrôle avant d’ouvrir, gestion des clés, vigilance partagée). Lorsque ces trois dimensions avancent ensemble, votre porte d’entrée cesse d’être un point faible et devient un véritable rempart, discret mais efficace.

Quelle serrure choisir pour sécuriser une porte d’entrée existante ?

Pour une porte en bon état, une serrure multipoints reste le meilleur choix. Elle verrouille la porte en plusieurs endroits (3, 5 ou 7 points) et complique fortement le forçage. Idéalement, optez pour un modèle certifié A2P et associez-le à un cylindre de sécurité (anti-crochetage, anti-perçage, anti-arrachage). Veillez à la compatibilité avec le matériau de votre porte (bois, PVC, métal) et à la qualité de la pose.

Un entrebâilleur suffit-il à sécuriser efficacement une porte d’entrée ?

L’entrebâilleur renforce surtout le contrôle d’accès : il vous permet d’ouvrir partiellement sans laisser entrer la personne. En revanche, il ne remplace pas une vraie serrure de sécurité. Pour une protection efficace, combinez entrebâilleur robuste, serrure multipoints, et renforts de cadre (cornière anti-pinces, protège-gonds) si nécessaire.

Une porte blindée est-elle indispensable pour bien protéger sa maison ?

Non, une porte blindée n’est pas obligatoire dans tous les contextes. Elle devient pertinente pour les entrées très exposées (sur rue, hall peu surveillé, quartier à risques) ou lorsque la porte actuelle est fragile. Dans beaucoup de cas, une stratégie progressive (serrure de qualité, renforts de cadre, éclairage et caméra, contrôle d’accès) offre déjà un excellent niveau de sécurité pour un budget plus modéré.

Quel budget prévoir pour poser un judas sur une porte d’entrée ?

La pose d’un judas reste une amélioration accessible. En fonction du modèle (classique ou numérique) et de la main-d’œuvre, il faut généralement compter entre 30 et 80 euros, matériel et pose inclus si vous faites appel à un professionnel. C’est un petit investissement pour un gain réel en sécurité au quotidien.

Toutes les portes peuvent-elles recevoir une serrure multipoints ?

La plupart des portes en bois, PVC ou métal peuvent être équipées d’une serrure multipoints, mais il faut vérifier l’épaisseur du vantail, la présence de renforts et l’état du dormant. Sur certaines portes anciennes ou très légères, un diagnostic de professionnel est recommandé pour s’assurer que le bloc-porte supportera bien l’installation et que la résistance globale sera au rendez-vous.

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