Pucerons sur rosiers : les stratégies incontournables pour préserver vos rosiers en 2026

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Les pucerons peuvent transformer des rosiers flamboyants en plantes fatiguées en quelques jours seulement. Pourtant, il est tout à fait possible de garder des massifs élégants et en bonne santé avec des gestes simples, naturels et compatibles avec un jardin vivant. L’enjeu est clair : préserver la beauté des roses sans sacrifier la biodiversité, ni transformer votre extérieur en laboratoire chimique.

Dans un contexte où l’on cherche à rendre l’habitat plus agréable et plus durable, les rosiers occupent une place à part. Ils structurent une entrée, habillent un balcon, subliment un jardin partagé. Comprendre comment fonctionnent les pucerons, savoir les repérer tôt, agir avec des solutions douces et mobiliser les alliés naturels du jardin, ce sont autant de réflexes qui s’intègrent dans une vision globale d’aménagement écologique du jardin. Ce guide propose des repères concrets pour reprendre la main, même si vous débutez ou si vous disposez de peu de temps.

En bref

  • Surveillez vos rosiers chaque semaine : jeunes pousses, revers des feuilles, prĂ©sence de fourmis, aspect collant sont les premiers signaux d’alerte.
  • Agissez d’abord en douceur : jet d’eau, savon noir, purin d’ortie, dĂ©coctions de plantes suffisent souvent Ă  contenir les colonies.
  • Installez un Ă©cosystème alliĂ© : coccinelles, syrphes, chrysopes et oiseaux insectivores rĂ©gulent naturellement les pucerons si le jardin leur est favorable.
  • Misez sur la prĂ©vention : sol vivant, arrosage cohĂ©rent, fertilisation mesurĂ©e et plantes compagnes rendent les rosiers plus rĂ©sistants.
  • Gardez les insecticides puissants pour les cas extrĂŞmes et utilisez-les avec une grande parcimonie, en respectant la vie utile au jardin.
Peu de temps ? Voici l’essentiel :
Point clé #1 : Repérez rapidement les symptômes (feuilles recroquevillées, miellat collant, fourmis en nombre) pour limiter les dégâts.
Point clé #2 : Utilisez en priorité des solutions naturelles comme le savon noir, les purins de plantes et un simple jet d’eau bien dirigé.
Point clé #3 : Favorisez les auxiliaires (coccinelles, chrysopes, syrphes) en diversifiant les plantations et en réduisant les traitements agressifs.
Point clé #4 : Travaillez la prévention par un entretien global du jardin : sol riche en vie, plantes compagnes, taille réfléchie et arrosage adapté.
Point clé #5 : Ne sortez les insecticides forts qu’en ultime recours, lorsque le rosier est réellement menacé.

Reconnaître vite les pucerons sur les rosiers pour sauver la floraison

Repérer une attaque au tout début change tout. De nombreux jardiniers ont déjà vécu la même scène que Lucas, qui pensait ses rosiers en parfaite santé un vendredi soir, avant de retrouver le lundi suivant des pousses déformées et couvertes de petites bêtes vertes. Entre deux, un week-end chaud et sec avait permis aux colonies de pucerons de se multiplier à une vitesse impressionnante.

Les pucerons du rosier mesurent à peine quelques millimètres, mais ils vivent en groupes serrés sur les jeunes tissus. Ils se placent volontiers sur les extrémités des tiges, les boutons floraux encore fermés et le revers des feuilles. Leur couleur varie du vert tendre au noir, parfois brun ou jaune, selon l’espèce et les conditions. Ce qui met souvent la puce à l’oreille, ce sont les fourmis, qui montent et descendent sans arrêt le long des tiges.

Ce ballet incessant a une explication simple : les fourmis viennent récolter le miellat, ce liquide collant et sucré sécrété par les pucerons lorsqu’ils pompent la sève des rosiers. En échange de ce « nectar », elles défendent les colonies contre les prédateurs naturels. Le tandem pucerons/fourmis affaiblit alors considérablement la plante, tout en favorisant l’apparition de fumagine, une moisissure noire qui encrasse le feuillage et nuit à la photosynthèse.

Pour rester maître de la situation, une petite routine de surveillance hebdomadaire suffit largement, surtout au printemps et en début d’été, lorsque les jeunes pousses sont les plus appétissantes. Il est utile de passer la main sur les feuilles pour vérifier l’absence de substance collante, d’observer les bourgeons qui peinent à s’ouvrir et de noter tout changement soudain d’allure générale. Ces quelques minutes de présence évitent bien des traitements lourds par la suite.

Un simple tableau récapitulatif permet de garder en tête les principaux signaux d’alerte :

Signe observé Ce que cela révèle sur l’état des rosiers
Feuilles recroquevillées, déformées Colonies déjà installées, sève prélevée sur les jeunes tissus, croissance ralentie.
Aspect collant sur les tiges et le feuillage Présence importante de miellat, risque de fumagine si rien n’est entrepris.
Fourmis très actives sur un rosier précis Collaboration fourmis/pucerons, colonies protégées contre les prédateurs utiles.
Bourgeons qui ne s’ouvrent pas ou restent atrophiés Rosier affaibli, floraison compromise pour la saison.
Petits points verts ou noirs regroupés Population de pucerons déjà conséquente, intervention rapide indispensable.

Lorsqu’un ou plusieurs de ces symptômes apparaissent, il ne faut pas attendre. Avant d’envisager la moindre pulvérisation, un geste tout simple fonctionne très bien : un jet d’eau suffisamment puissant, dirigé de bas en haut sur les parties atteintes. Les pucerons tombent au sol, où ils sont moins à l’aise et plus accessibles aux prédateurs. En complément, un examen visuel attentif prépare les traitements naturels qui seront abordés ensuite.

Cette façon d’observer rejoint d’ailleurs d’autres pratiques d’entretien écologique du jardin : plus le regard est régulier, moins les problèmes ont le temps de s’installer durablement.

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Solutions naturelles contre les pucerons sur rosiers : recettes simples et gestes efficaces

Une fois les pucerons identifiés, l’objectif n’est pas de tout éradiquer en une fois, mais de réduire la pression sans nuire au reste du jardin. De nombreux passionnés constatent qu’en combinant plusieurs méthodes douces, les pucerons restent à un niveau tolérable et ne compromettent pas la floraison. Cette approche s’inscrit dans la même logique que l’aménagement d’un potager en carré pour débutants : observer, ajuster, tester, plutôt que forcer.

Le savon noir est l’un des produits phares. Quelques cuillères à soupe de savon noir liquide diluées dans un litre d’eau tiède donnent une solution à pulvériser directement sur les colonies. Le produit agit en enveloppant les pucerons, en perturbant leur respiration et en dissolvant partiellement le miellat. Il est conseillé de traiter de préférence le soir ou tôt le matin, sur feuillage sec, afin d’éviter les brûlures liées au soleil.

Pour les personnes qui n’ont pas de savon noir sous la main, un produit vaisselle écologique peut prendre le relais. L’idée reste la même : profiter de l’action tensioactive pour fragiliser la protection des pucerons. En revanche, la prudence s’impose sur le dosage. Une très petite quantité suffit, car un excès pourrait irriter les feuilles. Un essai préalable sur quelques rameaux est toujours une bonne pratique avant de généraliser le traitement à l’ensemble du rosier.

Les préparations à base de plantes complètent efficacement cette stratégie. Le purin d’ortie, par exemple, joue à la fois le rôle de tonique pour la plante et de perturbateur pour les pucerons. D’autres concoctions, à base de rhubarbe ou de plantes aromatiques, fonctionnent comme répulsifs. Leur avantage est double : elles respectent l’écosystème et elles s’intègrent facilement dans une démarche globale de potager écologique et de récoltes durables.

Une liste de base permet de structurer ces gestes et de les adapter Ă  votre quotidien :

  • Commencer par un jet d’eau ciblĂ© pour faire tomber un maximum de pucerons avant tout traitement.
  • Appliquer une solution de savon noir sur les tiges et le revers des feuilles les plus infestĂ©s.
  • Alterner avec du purin d’ortie diluĂ© pour renforcer le rosier tout en rendant l’environnement moins favorable aux colonies.
  • Tester ponctuellement des mĂ©langes maison très diluĂ©s (eau, vinaigre en faible quantitĂ©, huile vĂ©gĂ©tale) en restant vigilant sur les rĂ©actions du feuillage.
  • RĂ©pĂ©ter des interventions lĂ©gères plutĂ´t que de chercher un « grand soir » du traitement qui dĂ©sĂ©quilibrerait tout le jardin.

Pour visualiser l’usage de chaque solution, le tableau ci-dessous sert de repère :

Solution naturelle Action principale sur les pucerons Conseils d’utilisation sur les rosiers
Savon noir liquide Étouffe les pucerons et élimine le miellat collant. Environ 5 c. à s. pour 1 L d’eau, pulvérisation en soirée sur les zones atteintes.
Produit vaisselle écologique Fragilise la cuticule des insectes. Dose minimale, test sur quelques feuilles, application ponctuelle uniquement.
Purin d’ortie Renforce la plante et dérange les pucerons. Utilisation diluée, en alternance entre pulvérisation et arrosage au pied.
Décoction de rhubarbe ou de plantes aromatiques Effet répulsif, ambiance moins favorable aux colonies. Applications espacées de quelques jours, surtout au printemps.
Mélanges eau + vinaigre + huile (très dilués) Perturbation par contact des insectes présents. À manipuler avec précaution, test obligatoire, usage rare.

Dans le jardin d’Anaïs, par exemple, une combinaison simple fonctionne très bien : jet d’eau un jour, savon noir deux jours plus tard, puis purin d’ortie pour revitaliser tout le massif. Les rosiers restent florifères, et les auxiliaires continuent de fréquenter le coin sans être dérangés par des molécules agressives. Ce type de routine douce illustre une manière plus globale de prendre soin de son extérieur, comme on le ferait pour une pièce de vie à l’intérieur.

Ces méthodes naturelles, loin d’être des recettes de grand-mère dépassées, s’inscrivent dans un mouvement actuel de retour au bon sens au jardin. Elles dialoguent avec d’autres sujets du quotidien, comme l’entretien du gazon au printemps sans erreurs, et renforcent la cohérence entre maison, balcon et jardin.

Faire des coccinelles et auxiliaires vos alliés durables contre les pucerons

Limiter les pucerons sur les rosiers ne dépend pas uniquement des produits, même naturels. Le vrai levier, c’est la vie du jardin elle-même. Lorsque les rosiers sont entourés d’une diversité de plantes et d’abris, une petite armée d’auxiliaires s’active pour réguler les colonies de pucerons. Coccinelles, chrysopes, syrphes, araignées, oiseaux insectivores composent une équipe de choc, à condition de leur laisser de la place.

Les coccinelles sont les plus célèbres. Les adultes colorés mangent déjà beaucoup de pucerons, mais ce sont surtout leurs larves, allongées et tachetées, qui impressionnent. Chacune peut dévorer plusieurs dizaines d’insectes par jour. Dans un jardin de quartier où un massif de rosiers côtoie un petit espace comestible, les enfants aiment d’ailleurs observer ces larves en action, véritables « nettoyeuses » naturelles des tiges envahies.

Les syrphes, ces mouches qui ressemblent à de petites guêpes, jouent aussi un rôle central. Leurs larves se nourrissent de pucerons, tandis que les adultes butinent les fleurs riches en nectar. Les chrysopes, avec leurs ailes délicates, complètent ce trio gagnant en consommant pucerons et autres petits insectes sur les rosiers comme au potager. Pour que ces auxiliaires s’installent durablement, le jardin doit leur offrir nouriture et refuges à longueur d’année.

Concrètement, cela signifie réduire fortement les traitements agressifs, accepter quelques zones moins « propres » (tas de feuilles, vieux bois, herbes hautes) et planter des vivaces ou annuelles riches en pollen. Coriandre en fleurs, fenouil, pissenlit, soucis, capucines, mais aussi arbustes mellifères créent un environnement accueillant. C’est cette philosophie qui structure aujourd’hui de nombreux projets de jardin écologique durable dans les lotissements comme dans les jardins partagés.

Pour y voir plus clair sur le rôle de chacun, le tableau ci-dessous synthétise les principaux auxiliaires utiles :

Auxiliaire du jardin RĂ´le dans la lutte contre les pucerons Comment le favoriser autour des rosiers
Coccinelles Grandes consommatrices de pucerons, surtout au stade larvaire. Plantes fleuries variées, absence d’insecticides, éventuelle introduction de larves si besoin.
Chrysopes Larves prédatrices sur pucerons et petits insectes. Hôtels à insectes bien conçus, haies naturelles, éclairage nocturne limité.
Syrphes Larves mangeuses de pucerons, adultes pollinisateurs. Fleurs mellifères, zones de floraison continue tout au long de la saison.
Oiseaux insectivores Régulation générale des populations d’insectes. Nichoirs, haies diversifiées, points d’eau sécurisés.
Araignées Capturent pucerons ailés et autres ravageurs volants. Recoins non nettoyés à l’excès, maintien de toiles dans les zones peu fréquentées.

Dans le jardin de Nadia, par exemple, quelques ajustements ont suffi : remplacement des traitements classiques par des solutions douces, plantation d’un mélange de fleurs sauvages près des rosiers, et installation d’un petit tas de bois dans un coin discret. En deux saisons, la présence de coccinelles et de syrphes a explosé, et les pucerons sont passés du statut de fléau à celui de simple détail à surveiller. Cette approche demande un peu de patience, mais elle repose sur un équilibre solide.

Cette régulation naturelle ne concerne pas seulement les rosiers. Elle profite aussi aux autres plantations : hibiscus, arbustes à fleurs, jeunes fruitiers. Les mêmes réflexes servent, par exemple, à limiter les déséquilibres responsables de la chute de feuilles sur un hibiscus en hiver ou de la faiblesse générale de certaines plantes sensibles. En prenant soin des auxiliaires, c’est tout l’écosystème du jardin qui gagne en résilience.

En résumé, plus le jardin est vivant, moins les pucerons ont la possibilité de tout envahir. Les rosiers ne sont alors plus isolés, mais intégrés à un réseau d’entraide discret et efficace.

Prévenir les invasions de pucerons sur rosiers grâce à un entretien global du jardin

Les solutions curatives ont leurs limites si la base n’est pas solide. Pour que les rosiers résistent mieux aux pucerons, tout commence sous la surface, dans le sol, puis se poursuit avec la manière dont la plante est installée, taillée, arrosée et entourée. Un rosier vigoureux supporte quelques pucerons sans sourciller ; un rosier fragilisé s’effondre au premier épisode de chaleur.

Le sol doit être vivant, aéré, mais capable de retenir l’eau. Lors de la plantation, ameublir la terre en profondeur, ajouter du compost bien mûr et vérifier le drainage sont des gestes essentiels. Un terrain asphyxié ou détrempé affaiblit les racines, tandis qu’un sol trop pauvre limite la floraison. La bonne nouvelle, c’est qu’un apport régulier de matière organique améliore peu à peu la structure et la fertilité, en cohérence avec les principes d’un jardin plus responsable.

La fertilisation doit, elle aussi, rester mesurée. Des apports massifs d’azote stimulent une croissance très tendre, littéralement irrésistible pour les pucerons. Mieux vaut privilégier un engrais équilibré ou du compost, répandus au bon moment, plutôt que des coups de fouet spectaculaires. L’arrosage suit la même logique : abondant mais espacé, dirigé vers le pied plutôt que sur les feuilles, afin d’éviter les stress répétés qui rendent la plante vulnérable.

Autre volet majeur : les plantes compagnes. Associer lavande, romarin, allium, capucines ou soucis aux rosiers permet d’installer une barrière olfactive et visuelle pour les pucerons. Certaines espèces servent de plantes « leurres » où les pucerons se concentrent, loin des rosiers principaux. D’autres attirent les auxiliaires ou perturbent simplement l’installation durable des colonies. Cet art de la combinaison se retrouve d’ailleurs dans la façon d’organiser un potager ornemental, où l’on marie esthétique et production.

Pour garder le fil au fil des saisons, la chronologie ci-dessous est un bon repère :

Période Gestes clés pour limiter les pucerons sur rosiers
Fin d’hiver – début de printemps Taille pour supprimer le bois malade, nettoyage modéré, apport de compost, première inspection des jeunes pousses.
Printemps Surveillance hebdomadaire, interventions douces si besoin, plantation de plantes compagnes, maintien d’un sol frais.
Été Arrosage régulier, paillage pour limiter l’évaporation, protection lors des grosses chaleurs, observation des auxiliaires présents.
Automne Nettoyage sélectif (feuilles malades enlevées), apport de matière organique, préparation de zones refuges pour les insectes utiles.
Hiver Contrôle de l’état du bois, réflexion sur d’éventuelles modifications du massif pour la saison suivante.

Dans la cour végétalisée d’une petite copropriété, par exemple, ces principes ont été appliqués progressivement. Au départ, quelques rosiers isolés, peu entretenus, subissaient chaque année d’énormes attaques de pucerons. Après amélioration du sol, plantation de lavandes et de capucines, mise en place d’un arrosage plus cohérent et réduction drastique des produits chimiques, la situation s’est inversée en deux saisons. Les pucerons sont toujours présents, mais en quantité largement acceptable.

Ces mêmes réflexes profitent à l’ensemble du jardin, pas seulement aux rosiers. Ils facilitent aussi l’entretien d’autres espaces, qu’il s’agisse d’une pelouse, d’un coin aromatique ou d’un petit verger. L’important est de voir la prévention comme un investissement en confort pour les années à venir, plutôt qu’une contrainte supplémentaire.

Insecticides et produits de secours : limiter au maximum, cibler au mieux

Malgré une bonne prévention et l’usage des solutions naturelles, certaines situations peuvent devenir critiques : rosier très affaibli, retard important d’intervention, printemps exceptionnellement doux et sec. Dans ces cas-là, il peut sembler tentant de recourir directement à un insecticide puissant. Pourtant, même dans l’urgence, il reste possible de garder une ligne de conduite respectueuse du vivant.

Les insecticides chimiques classiques agissent vite, mais leur champ d’action est très large. Ils touchent non seulement les pucerons, mais aussi les abeilles, les coccinelles, les papillons et une foule d’autres organismes utiles. Ils peuvent également déséquilibrer durablement la faune du sol. C’est pourquoi il est préférable de les considérer comme une option de dernière chance, à réserver à des plantes en grand danger et sur des surfaces le plus réduites possible.

Des alternatives d’origine végétale, comme certains produits à base de pyrèthre, offrent une solution intermédiaire. Elles restent toutefois actives sur de nombreux insectes et doivent, elles aussi, être utilisées avec beaucoup de prudence. Le bon réflexe consiste toujours à lire attentivement les indications, à respecter scrupuleusement les dosages et à traiter en dehors des périodes de butinage, en fin de journée par exemple.

Les huiles essentielles, parfois mises en avant comme solution miracle, nécessitent également une grande vigilance. Très concentrées, elles peuvent brûler le feuillage si elles sont mal diluées. L’huile de neem, ou des huiles de lavande et de menthe, entrent dans certaines recettes, mais ne doivent jamais être appliquées pur. Là encore, un test sur une petite portion du rosier est impératif avant d’envisager un traitement plus large.

Pour compléter, certains jardiniers utilisent des pièges collants jaunes, notamment dans des lieux semi-fermés comme les serres ou vérandas. Ces dispositifs attirent et capturent des pucerons ailés, mais aussi d’autres insectes. Ils servent donc davantage d’outil de suivi de la pression d’infestation que de solution miracle. Bien placés et utilisés avec parcimonie, ils peuvent cependant aider à décider s’il est nécessaire de renforcer les mesures naturelles.

Quelle que soit la solution de secours choisie, une règle simple peut servir de boussole : plus un produit agit vite et fort, plus il doit être utilisé rarement, et plus il doit être ciblé. Agir en dernier recours, sur la partie la plus touchée, en combinant simultanément les autres leviers (renforcement du sol, auxiliaires, traitements doux) reste la stratégie la plus cohérente pour un jardin habité et vivant.

Des rosiers épanouis dans un jardin vivant : bâtir une stratégie globale contre les pucerons

À force de se focaliser sur les pucerons, on en oublierait presque l’essentiel : les rosiers sont là pour embellir un lieu de vie, pas pour devenir une source d’angoisse permanente. Envisager la lutte contre les pucerons comme une démarche globale de jardinage rend les choses plus simples et plus agréables. Il ne s’agit plus de partir en guerre chaque printemps, mais d’installer des habitudes qui rendent les attaques gérables, voire secondaires.

Dans un jardin de ville comme dans une maison de campagne, les rosiers peuvent s’intégrer à un ensemble harmonieux : coin détente, potager, massifs mixtes, bacs sur la terrasse. Un rosier grimpant contre un mur voisin d’un potager en carré, un rosier buisson près d’un banc entouré d’aromatiques, un petit rosier en pot sur un balcon, tout cela dialogue si l’on garde la même logique : sol vivant, diversité végétale, observation régulière, interventions mesurées.

Les pucerons deviennent alors un indicateur. Leur arrivée signale un excès de tendres pousses (engrais trop riche), un stress hydrique, un manque de diversité en plantes ou en auxiliaires. Plutôt que de les considérer comme des ennemis absolus, on peut les voir comme un message à décoder. C’est ce que font de plus en plus de collectifs citoyens et d’associations qui animent des jardins partagés, en cherchant à transmettre des pratiques simples et reproductibles à tous.

Pour rester connectés à cette démarche, beaucoup de jardiniers tiennent un petit carnet où ils notent les dates de plantation, de taille, de premiers pucerons, de traitements naturels, d’arrivée des coccinelles. Ce suivi ne prend que quelques minutes à chaque fois, mais il permet de progresser d’année en année, comme on améliorerait pas à pas l’aménagement d’un intérieur. Les rosiers, de leur côté, répondent par des floraisons plus généreuses et une meilleure résistance.

Une action simple à mettre en place dès maintenant consiste à fixer un rendez-vous hebdomadaire avec vos rosiers. Dix minutes, toujours le même jour si possible. Pendant ce temps, jetez un œil aux jeunes pousses, vérifiez la présence éventuelle de miellat, éliminez quelques pucerons à la main si besoin, déclenchez un jet d’eau ou une pulvérisation douce si la situation l’exige. Cette régularité vaut bien plus qu’un traitement spectaculaire réalisé dans l’urgence.

En parallèle, vous pouvez approfondir certains sujets complémentaires grâce à des ressources en ligne dédiées aux pratiques écologiques, notamment celles qui expliquent comment éliminer rapidement et naturellement les pucerons sur les rosiers ou qui détaillent d’autres gestes du quotidien pour un jardin plus sain. À force de petites améliorations, c’est l’ensemble de votre habitat – de la terrasse au jardin – qui gagne en confort, en beauté et en cohérence.

À quelle fréquence vérifier les rosiers pour détecter les pucerons ?

Un contrôle visuel une fois par semaine au printemps et au début de l’été suffit dans la plupart des jardins. En période de fortes chaleurs ou après des pluies abondantes, passer deux fois par semaine près des rosiers permet d’intervenir très tôt si une colonie démarre. L’essentiel est de repérer rapidement feuilles déformées, miellat collant et présence inhabituelle de fourmis.

Le savon noir peut-il abîmer les rosiers ?

Utilisé correctement, le savon noir n’abîme pas un rosier en bonne santé. Il faut respecter une dilution adaptée, éviter de traiter en plein soleil et ne pas pulvériser inutilement de façon répétée. En cas de doute, un test sur quelques feuilles, attendu 48 heures, permet de vérifier la bonne tolérance du feuillage avant d’élargir le traitement.

Faut-il supprimer toutes les fourmis autour des rosiers ?

Les fourmis ne sont pas à considérer comme des ennemies à éradiquer. Elles protègent les pucerons en échange du miellat, ce qui complique la régulation naturelle. Plutôt que de les éliminer massivement, il est plus judicieux de diminuer les colonies de pucerons, de limiter certains passages de fourmis et de renforcer la présence des auxiliaires. L’équilibre global du jardin reste ainsi préservé.

Peut-on associer rosiers et plantes comestibles dans un mĂŞme massif ?

Oui, rosiers et plantes comestibles cohabitent très bien, à condition de rester cohérent sur les produits utilisés. On privilégiera des solutions naturelles pour les pucerons, afin de ne pas contaminer les cultures destinées à la consommation. L’association de fleurs, d’aromatiques et de légumes dans un même massif peut même renforcer la biodiversité et attirer davantage d’auxiliaires.

Combien de temps faut-il aux coccinelles pour réduire une invasion de pucerons ?

Une fois les coccinelles installées, leurs larves ont besoin de quelques jours à quelques semaines pour faire baisser sensiblement une population de pucerons, selon l’ampleur de l’infestation et le nombre d’auxiliaires présents. D’où l’intérêt de favoriser leur présence en continu dans le jardin, plutôt que de compter sur une action ponctuelle au dernier moment.

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